LES ECHOS - 2017

Art et Floritude
redonne du lustre
au luminaire de tradition

LA FAMILLE

Guillaume Arnoux, installé dans le Loiret, a conquis les marchés étrangers et les décorateurs d’intérieur grâce à des lustres entièrement faits main qui vont du décor XVIIIe aux créations contemporaines.

Dans la famille Arnoux, on avait plutôt la fibre commerçante. « Mes grands-parents avaient une boutique à Paris, ma mère un magasin de luminaires boulevard Raspail, et mon père était agent commercial », raconte Guillaume Arnoux, trente-huit ans, patron d’Art et Floritude, une petite entreprise de lustres artisanaux installée dans le Loiret. Embarrassé, il s’excuse presque. « Je n’ai pas fait d’école, pas vraiment de formation, rien qui permette de raconter une longue histoire… » Voilà pourtant treize ans qu’il s’est fait artisan, après avoir tâté du commerce durant quelques années dans une entreprise d’import-export de Montpellier. « J’avais vingt-trois ans. Ma mère m’a proposé de reprendre l’activité d’un de ses fournisseurs qui avait déposé le bilan, pour éviter la disparition d’un savoir-faire qu’elle appréciait tout particulièrement. J’ignorais tout de la fabrication, mais je n’ai pas hésité. »

BEAULIEU SUR LOIRE

Le jeune homme quitte les bords de la Méditerranée pour s’installer à Beaulieu-sur-Loire avec sa future épouse. Il fait son apprentissage sur le tas. « C’est l’une des deux employées que nous avions gardées qui nous a fait découvrir l’amour du métier. Elle nous a tout appris », raconte-t-il. L’entreprise qu’il reprend est l’héritière d’une société fondée vers 1850, qui façonnait des luminaires ornés de feuillages et fleurs en porcelaine, décor introduit en France au XVIIIe siècle par l’épouse de Louis XV, la princesse polonaise Marie Leczinska. Séduit par ces lustres au port léger et élégant, Guillaume Arnoux s’initie à l’art de galber le fer, apprend à marteler les feuilles, à les souder en bouquets, à les patiner une à une. Tout est fait à la main, quasiment sans machine, à partir de quelques tubes et plaques de métal. Les modèles sont vendus en moyenne entre 600 et 1.200 euros, et nécessitent 10 à 12 heures de travail. « La seule chose que je n’ai jamais réussi à faire, ce sont les fleurs en porcelaine! »

RACINES COMMERCANTES

Le jeune homme cultive également ses racines commerçantes. Il travaille son catalogue _ les lustres s’enrichissent de feuilles de vigne, de fruits en bois, d’olives _ et enchaîne les Salons professionnels. Dès 1994, il expose au Salon Maison et Objet et engrange ses premières commandes. Il a également la chance, grâce à ses relations parisiennes, de réaliser une « charmille » en feuilles de vigne et de figuier pour un restaurant, le Carré des feuillants, près de la place Vendôme, son premier « vrai chantier ».

Vous avez aimez cet article ? Partagez le maintenant !

Autres articles

EQUIPER UN BATEAU

Les Règles d’Orpour l’Aménagement Intérieur d’un Bateau de Luxe NAVIGUEZ VERS L’EXCELLENCE NAVIGUEZVERS L’EXCELLENCE Naviguer vers l’Excellence Les Règles d’Or

Read More

EQUIP’HOTEL 2024

ART ET LUMIERE, HOSPITALITé & DESIGN EQUIP’HOTEL 2024 EUROLUCE 2023 1200 EXPOSANTS Nous sommes heureux de vous annoncer qu’ART ET

Read More

Publications similaires